On dit souvent du diamant qu'il est la plus dure des pierres précieuses. La question se pose donc de savoir comment cette hiérarchie de la dureté a été bâtie, sur quels critères, et surtout pourquoi elle est toujours utilisée. La réponse commence naturellement par l'échelle de Mohs.
Qu'est-ce que l’échelle de Mohs

L'échelle de Mohs a été développée au début du 19ème siècle par le minéralogiste du même nom. A cette époque, de nombreuses pierres précieuses restaient à découvrir et à classer. La plupart des gemmologues, joailliers ou bijoutiers attendaient donc avec une impatience toute professionnelle que de nouvelles gemmes soient mises sur le marché, promesses de bijoux originaux et avant-gardistes qui leur donneraient un avantage sur la concurrence.
La dureté des nouvelles pierres précieuses mise au jour avait une importance particulière à leurs yeux car une pierre précieuse friable ne peut être travaillée correctement. De même, une pierre trop dure nécessite des techniques et outils spécifiques. Le minéralogiste F. Mohs a donc mis au point cette méthode simple de test de dureté des pierres. Son concept : regarder quelle pierre raye l'autre pour bâtir une hiérarchie de la dureté.
Ainsi, 10 minéraux ont été sélectionnés pour constituer cette échelle, en partant du talc, très friable jusqu'au diamant que presque rien n’ébrèche. Entre ces deux extrêmes, et dans l'ordre croissant de dureté, on trouvera le gypse, la calcite, la fluorine, l'apatite, l'orthose, le quartz, la topaze, et le corindon. Ils sont appelés minéraux de référence et sont toujours utilisés de nos jours lors des protocoles de test.
Comment la dureté des pierres précieuses est elle testée
En pratique, ce test empirique est effectué à la main par des minéralogistes. Au fil du temps, le protocole s'est lentement standardisé pour permettre de fiabiliser la hiérarchisation des pierres et éviter les imprécisions. Par exemple, les pierres de référence et de test doivent présenter une surface lisse, être appliquées selon le même angle pour chaque test, mais aussi être nettoyées avant et exemptes de poussière ou de salissure. En utilisant des machines de précision, les laborantins peuvent garantir que les conditions de test de dureté des pierres précieuses sont rigoureusement identiques, et que les échantillons ne sont pas abîmés visiblement. Pour cela ils utilisent des machines de "microrayure", équipées d'un stylet composé d'une pierre de référence, ou d'une pointe de diamant microscopique. Dans le cas de cette dernière méthode, c'est la force minimale appliquée à la pointe pour qu'elle égratigne l’échantillon qui est calculée précisément, la rayure invisible à l'œil nu étant observée et mesurée à l'aide d'un microscope.
Le diamant, à cause de sa valeur, a cependant droit à un traitement de faveur.
Le cas particulier du diamant
En effet, considérant la valeur marchande exceptionnelle du diamant, qui est fortement influencée par sa structure et la perfection de ses surfaces, il est préférable d'utiliser une méthode non invasive et non destructive pour tester sa dureté. Même s'il est plus dur que tous les autres minéraux et en cela ne risque pas d'être rayé, il existe toujours un risque de fissure à cause d'une structure imparfaite au niveau atomique qu'il est impossible de vérifier. Ces fragilités s'appellent des plans de clivage fragile. Un diamant qui en présente peut donc être facilement fendu par accident lorsque l'on lui applique une force, si celle ci passe par le plan de clivage.
De ce fait, les laboratoires préfèrent utiliser des techniques de mesure de conductivité thermique ou électrique, (sa conductivité dépendant de sa solidité atomique) ou des instruments optiques de précision.
Cependant, c'est la présence de plans de clivage fragile, présents le long des plans octaédriques, qui permet aux joailliers de tailler la pierre précieuse de manière parfaitement géométrique. Même menée à bien par des joailliers talentueux, cette étape de la taille du diamant demeure délicate mais indispensable pour mettre la pierre en valeur sur un bracelet ou une bague.
Plus dur que le diamant : au-delà de l'échelle de Mohs
Le diamant est donc situé fièrement au sommet de l'échelle de Mohs, en faisant le matériau naturel le plus dur au monde. Cependant l'homme est parvenu grâce à la technologie à créer des matériaux encore plus résistants. Le diamant synthétique par exemple, qui ne présente aucune impureté ni fragilité structurelle, ou encore les céramiques industrielles. Il ne représente en revanche aucune valeur en bijouterie. Les joailliers recherchant très justement ce caractère naturel et rare qui donne toute sa valeur au diamant et en fait la pierre précieuse la plus recherchée.
Les bijoux Manipura conservent cette authenticité en n'utilisant que des diamants naturels. Taillés avec une précision et un savoir-faire inégalés par des artisans expérimentés, ils exploitent les caractéristiques naturelles de la pierre précieuse pour en faire des ouvrages d'exception. Leur dureté, gage de pérennité, leur permet de conserver leur éclat originel et de résister aux risques de rayure liés au temps et au port quotidien d’un bijou.





















